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Poules pondeuses en cage

69.1 % des poules en France encore élevées en cage en 2016

En France, plus de 33 millions de poules passent leur courte vie de pondeuse (environ 1 an), dans de petites cages collectives alignées sur plusieurs étages dans de vastes hangars sans fenêtre. Chaque bâtiment peut contenir jusqu’à 70 000 poules.

Depuis le 1er janvier 2012, la réglementation européenne interdit les cages conventionnelles mais autorise cependant encore les cages dites aménagées, qui présentent quelques (petites) améliorations :

  • légère augmentation de l’espace par poule (750 cm² contre 550 cm², soit la surface d’une carte postale en plus) ;
  • addition d’aménagements de type perchoir, nid artificiel, bac à poussière et grattoir.

Ces aménagements sont cependant bien loin de répondre aux besoins des poules, qui ne sont toujours pas en mesure d’exprimer leurs comportements naturels les plus fondamentaux : gratter le sol, construire un nid, prendre un bain de poussière, déployer leurs ailes. Et la hauteur réduite des cages (45 cm) ne permet pas d’avoir des perchoirs assez hauts pour répondre aux besoins de sécurité qu'éprouvent les poules, pour qui se percher en hauteur est indispensable. Une cage, aménagée ou pas, reste une cage.

Piquage de plume et becs coupés

Poule débécquée
Poule débecquetée

Cet environnement appauvri associé à une forte promiscuité peut engendrer des troubles du comportement, tels que le picage des plumes, voir le cannibalisme. Afin de prévenir ces comportements, les becs des poules sont coupés (à la lame chauffante ou par infra-rouge). Cette opération réalisée sans anesthésie provoque des souffrances intenses, souvent durables.

 

Os fragilisés

Les poules pondent aujourd'hui près de 300 œufs par an, deux fois plus qu’il y a 50 ans. Ces rythmes de ponte intenses accaparent le calcium présent dans l'organisme des poules pour la formation des coquilles. Les poules ont les os fragilisés et souffrent souvent d'ostéoporose, ce qui augmente le risque de fractures pouvant toucher jusqu’à 30% des poules pondeuses en cages.

Lors de la visite quotidienne réglementaire, il est difficile pour l’éleveur d’apprécier l’état sanitaire de chaque oiseau, surtout dans les cages supérieures ou mal éclairées. Des oiseaux blessés peuvent rester sans soin et mourir.

Salmonellose

Même si on entend parfois que les animaux en cages sont mieux protégés de l'infection, une enquête réalisée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments a conclu que les oeufs pondus par des poules en cage sont plus susceptibles d'être contaminés par la bactérie Salmonella que ceux pondus par des poules dans les systèmes sans cage.

Refusez l’élevage en cage des poules pondeuses

En tant que consommateur, vous pouvez agir :